Par David Carasso, le 4 février 2022 - 4 min de lecture

Monter son entreprise à la sortie des bancs d’école

Aujourd’hui, de plus en plus d‘actifs s’orientent vers l’entrepreneuriat et ce, dès le plus jeune âge. Les écoles l’ont bien compris et proposent des cursus spécifiques. Mais comment devenir entrepreneur sans (ou presque) expérience professionnelle ?

Monter son entreprise à la sortie des bancs d’école

1. En résumé

  • Il n’est jamais trop tôt pour entreprendre quand on est étudiant, surtout si l’on s’appuie sur les ressources de son école et sur un accompagnement adapté.
  • Le statut national d’étudiant-entrepreneur permet aux étudiants et jeunes diplômés de développer leur projet dans un cadre structuré et reconnu.
  • Le réseau PEPITE offre un accompagnement, des ressources et une mise en réseau précieuse pour sécuriser le lancement d’une activité.
  • En phase de création d’entreprise, il est essentiel d’identifier les assurances professionnelles adaptées à son activité, car toutes les garanties ne sont ni automatiques ni obligatoires.
  • Avant de vous lancer, prenez le temps d’évaluer vos risques, vos obligations et vos besoins de couverture pour entreprendre plus sereinement.

2. Jamais trop tôt pour entreprendre

Si vous êtes encore étudiant et que vous vous sentez entrepreneur dans l’âme, il n’est jamais trop tôt pour commencer ! En effet, profiter de son statut d’étudiant peut être un véritable atout pour les entrepreneurs en herbe.

Utiliser les services proposés par votre école, votre temps libre, demander des retours d’expérience d’anciens et se faire suivre par un mentor sont des pistes à explorer. Damien Soissons, fondateur d’Imagera, ou encore Maxime Renault, CEO de Monbanquet.fr, ont commencé à travailler sur leurs entreprises au sein de leurs écoles respectives !

De plus, certaines écoles comme HEC ou l’ESSEC proposent des cursus intégrant l’entrepreneuriat : business plan, management d’équipe, gestion budgétaire, tout est passé au crible. Leurs dispositifs d’accompagnement dédiés, comme EDHEC Entrepreneurs et l’Incubateur HEC Paris, complètent utilement une mise en pratique parallèle, notamment à Station F.

3. Le statut d’étudiant-entrepreneur

Si vous êtes dans ce cas, demandez le statut national d’étudiant-entrepreneur ! Ce statut permet aux étudiants et jeunes diplômés titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent de bénéficier, selon leur situation, d’aménagements d’emploi du temps, d’un accompagnement personnalisé, d’aides à la recherche de financements, de crédits ECTS, ainsi que de la possibilité de travailler sur leur propre projet en substitution du stage, lorsque cela est applicable.

Le statut d’étudiant-entrepreneur est délivré à une personne au regard de la réalité et de la qualité du projet entrepreneurial, ainsi que des qualités du porteur de projet.

Profitez aussi de leur mise en réseau et d’un accès au lieu de coworking du PEPITE (Pôle Étudiant pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat). Actuellement, il existe 32 pôles labellisés sur le territoire français.

Le diplôme d’établissement “étudiant-entrepreneur” (D2E) accompagne le statut d’étudiant-entrepreneur : il permet de mener à bien son projet avec un maximum de sécurité et de visibilité.

4. En création d’entreprise ?

Le diplôme n’est pas un passage obligatoire pour accéder au rang de chef d’entreprise ; Bill Gates, Steve Jobs ou encore Xavier Niel en sont de beaux exemples. Néanmoins, les formations existantes permettent de réduire considérablement le risque d’imprévus et de préparer au mieux le grand saut.

Aussi, nous vous conseillons de bien vous renseigner sur les assurances professionnelles à envisager en fonction du domaine d’activité de votre projet, afin d’identifier les garanties adaptées aux risques liés à votre activité et de vous protéger au maximum !

Que vous soyez en phase de réflexion, en cours de rédaction de votre business plan ou à la recherche de financement, ce guide pratique des CCI de France vous aidera dans la réalisation de votre projet.

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