Par Jean-David Boussemaer, le 19 janvier 2026 - 6 min de lecture

Obligation d’affichage des prix : les risques (et comment se protéger)

L’affichage des prix n’est pas une simple formalité. Pour beaucoup de professionnels, c’est un point de conformité qui peut sembler évident… jusqu’au jour où un contrôle survient ou qu’un client conteste un tarif. Que vous vendiez un produit, que vous proposiez une prestation de service, que vous soyez artisan, commerçant ou prestataire, l’obligation d’afficher vos prix vous concerne directement.

affichage des prix

1. En résumé

  • Le professionnel doit clairement informer le client avant l’achat, pour instaurer la confiance et éviter les tensions au moment du paiement.
  • L'affichage des prix sert à prévenir les mauvaises surprises et les pratiques trompeuses, tout en rendant la comparaison des tarifs plus simple et la concurrence plus saine.
  • Un affichage conforme doit être lisible, accessible et précis (prix TTC, contenu de l’offre, variantes, options, suppléments, unités), sinon il peut être jugé insuffisant ou trompeur.
  • Les contrôles peuvent survenir à tout moment et les erreurs fréquentes (prix non mis à jour, étiquettes manquantes, suppléments non annoncés) exposent à des sanctions, une dégradation de la réputation, des litiges et une perte de temps importante.

2. L’affichage des prix : une obligation de transparence pour le client

Le principe est simple : avant d’acheter, le client doit pouvoir connaître le prix à payer, sans avoir besoin de demander. Cette règle n’a rien d’anecdotique, car elle protège la relation commerciale dès le premier contact. Un client qui sait immédiatement combien il va payer se sent en confiance, prend sa décision plus sereinement et évite les tensions au moment de passer en caisse ou de régler une prestation.

L’objectif est double : éviter les mauvaises surprises au moment du paiement et empêcher les pratiques trompeuses. En clair, l’affichage des prix sert à empêcher les situations ambiguës du type « je ne savais pas que c’était aussi cher », « je pensais que c’était inclus » ou « on ne m’a pas prévenu de ce supplément ». C’est aussi une manière de garantir une concurrence plus saine entre professionnels, car les tarifs ne doivent pas être volontairement cachés ou rendus difficiles à comparer.

Concrètement, un affichage conforme doit être lisible, compréhensible et accessible au consommateur. Cela signifie qu’un prix écrit en tout petit, placé au mauvais endroit, noyé dans un long texte, ou affiché de façon partielle peut être considéré comme insuffisant. L’idée, ce n’est pas simplement de « mettre un prix quelque part », mais de permettre au client de l’identifier facilement et de comprendre à quoi il correspond.

Cette obligation vise autant le commerce physique que certaines activités de service. Et c’est là que beaucoup de professionnels se trompent. On pense souvent que seuls les magasins sont concernés, alors que de nombreuses prestations sont également soumises à cette exigence de transparence. Dès que vous proposez un service payé par un client, la question du tarif affiché se pose.

Autre point important : l’affichage des prix peut prendre plusieurs formes, en fonction de votre activité et de votre manière de vendre. Il peut s’agir d’un prix en vitrine pour attirer et informer avant même l’entrée dans le local, d’étiquettes en rayon pour les produits, d’une carte ou d’un menu dans les métiers de bouche, d’un affichage intérieur au comptoir, d’un panneau tarifaire à l’accueil, ou d’une grille de prix visible dans un espace d’attente.

Pour les prestations plus complexes ou personnalisées, le devis joue un rôle central. Il permet de formaliser le tarif, de détailler ce qui est inclus, et de protéger à la fois le client et le professionnel. C’est souvent le meilleur moyen de prévenir les contestations, notamment lorsque le prix dépend de plusieurs paramètres ou qu’il peut varier selon les options choisies.

👉 L’affichage des prix n’est pas seulement une obligation réglementaire. C’est un outil de confiance, un moyen de limiter les litiges et un levier commercial puissant. Plus vos prix sont clairs, plus vos ventes sont fluides, et moins vous vous exposez à des conflits inutiles.

3. Ce que doit contenir un affichage de prix conforme

L’erreur fréquente, c’est de croire qu’afficher « un prix » suffit. En réalité, la conformité dépend souvent de la précision. Un prix seul, sans contexte, peut être source d’ambiguïté et donc de contestation. Et c’est précisément ce que la réglementation cherche à éviter : le client ne doit pas interpréter, deviner ou compléter l’information par lui-même. Il doit comprendre immédiatement ce qui est facturé, à quel tarif, et dans quelles conditions.

Dans la majorité des cas, vos prix doivent être affichés en euros, toutes taxes comprises, et associés à une information claire sur ce que comprend la prestation ou le produit. C’est un point essentiel, car beaucoup de litiges naissent d’un prix affiché « nu », alors que le client suppose qu’il inclut certaines options ou certains frais. Par exemple, un tarif peut être affiché pour une prestation standard, mais ne pas inclure un supplément de déplacement, une option, ou une intervention spécifique. Si cela n’est pas clairement indiqué, le client risque de se sentir piégé au moment du règlement.

Dès que plusieurs variantes existent, le client doit pouvoir comprendre ce qui fait évoluer le tarif. C’est le cas lorsque vous proposez plusieurs gammes, plusieurs formats, plusieurs niveaux de service ou plusieurs durées. Si le prix peut changer selon le choix du client, l’information doit être structurée de manière à éviter toute confusion : ce qui est inclus dans le prix de base, ce qui est en option, et ce qui fait grimper la facture.

Pour les produits, cela passe souvent par des règles d’affichage complémentaires, notamment le prix à l’unité ou au poids. L’objectif est de permettre une comparaison simple entre deux produits similaires : prix au kilo, au litre, au mètre, ou à la pièce selon ce qui est pertinent. Ce type d’indication est particulièrement important dans les commerces alimentaires, mais aussi dans d’autres secteurs où les quantités varient et où le client doit pouvoir comparer sans calculer.

Pour les services, la logique est un peu différente, mais la finalité reste la même : informer clairement. Dans beaucoup de professions, il ne suffit pas d’afficher un prix « global », car le tarif dépend des conditions d’exécution. Il peut donc être nécessaire d’afficher des éléments complémentaires comme les forfaits disponibles, les durées (par exemple une prestation de 30 minutes ou d’une heure), les conditions d’intervention, les suppléments possibles ou les frais annexes. Typiquement, dès qu’il existe des majorations, des options ou des éléments facturés en plus, mieux vaut qu’ils soient visibles dès le départ, même si le montant exact dépend ensuite du cas du client.

Si vous pratiquez des remises, promotions ou opérations temporaires, l’affichage doit rester cohérent. Ce point est souvent sous-estimé, alors qu’il est très surveillé. Un prix barré mal présenté, une réduction ambiguë, une date non précisée ou un affichage confus peuvent rapidement être considérés comme trompeurs. De la même façon, un « à partir de » trop vague peut poser problème si, dans la pratique, la quasi-totalité des clients paie un montant supérieur. Si vous utilisez ce type de formulation, vous devez être capable de justifier qu’il existe réellement une offre au tarif annoncé, et que le client comprend clairement ce qui correspond au prix le plus bas.

👉 Un affichage conforme, ce n’est pas un affichage « joli » ou « marketing ». C’est un affichage fiable. Plus vos prix sont détaillés et compréhensibles, plus vous réduisez les risques de discussions interminables, de demandes de remboursement, d’avis négatifs, ou de litiges formels. Et dans la vie d’une entreprise, éviter ce type de friction, c’est souvent ce qui protège le mieux votre temps, votre trésorerie et votre réputation.

4. Les contrôles : quand l’administration passe la porte

L’obligation d’affichage des prix fait partie des points régulièrement vérifiés lors de contrôles menés par les autorités compétentes en matière de consommation. Et contrairement à ce que beaucoup imaginent, ce n’est pas un sujet secondaire. L’affichage des prix est un marqueur immédiat de conformité : il est visible, simple à constater, et permet de détecter rapidement si le consommateur est correctement informé. C’est donc un point de contrôle « efficace » pour l’administration, parce qu’il ne demande pas une enquête complexe pour être vérifié.

⚠️ Ces contrôles peuvent avoir lieu à tout moment, en boutique, sur un stand, dans un local professionnel, voire à la suite d’une plainte client. Il suffit parfois d’un signalement, d’un avis négatif, ou d’une contestation un peu insistante pour attirer l’attention. Mais même sans plainte, un contrôle peut survenir dans le cadre d’une campagne de vérification ou d’un passage aléatoire, notamment dans les secteurs où les litiges consommateurs sont fréquents.

Le problème, c’est que la non-conformité est souvent involontaire. Dans la majorité des cas, le professionnel ne cherche pas à tromper : il est simplement débordé, concentré sur son activité, et il laisse passer un détail. Une ancienne grille tarifaire encore affichée au mur, une étiquette qui manque sur un produit, un prix en vitrine qui n’a pas été mis à jour, ou un tarif affiché qui ne correspond plus au logiciel de caisse… tout cela arrive plus vite qu’on ne le croit.

Certaines erreurs sont encore plus fréquentes lorsqu’il existe des suppléments ou des options. Un frais de déplacement « oublié », une majoration pour une intervention urgente, un coût additionnel lié à une personnalisation, un supplément week-end, ou des frais annexes qui ne sont pas clairement indiqués dès le départ… et le client a le sentiment d’avoir découvert le vrai prix trop tard. Même si le montant est justifié, l’absence d’information préalable suffit à fragiliser votre position.

Et c’est précisément ce genre de détail qui crée de la vulnérabilité, parce qu’il suffit d’un écart pour déclencher une sanction ou un litige. Une incohérence entre le prix affiché et le prix facturé, même minime, peut être interprétée comme un manquement. Et à partir de là, vous perdez du temps à vous expliquer, à justifier, à corriger, parfois à rembourser, et dans certains cas à vous défendre.

👉 L’affichage des prix n’est pas seulement un sujet « administratif ». C’est un point sensible qui peut transformer une simple erreur du quotidien en source de tension, de perte de confiance, voire de procédure. Et comme tout repose sur des éléments très concrets (un panneau, une étiquette, une mention), il vaut mieux sécuriser ces détails avant qu’un tiers ne vienne les constater à votre place.

5. Quels risques en cas d’absence d’affichage ou d’affichage incomplet ?

Ne pas afficher vos prix, ou les afficher de façon trompeuse ou incomplète, vous expose à plusieurs types de risques. Et c’est justement ce qui rend le sujet si sensible : on a tendance à croire qu’un défaut d’affichage est une « petite erreur », alors qu’en réalité, il peut déclencher une chaîne de conséquences très concrètes pour votre activité.

Le premier risque est financier. Une sanction administrative peut tomber, avec une amende qui pèse rapidement sur la trésorerie, surtout pour une petite structure. Ce type de dépense arrive sans prévenir, ne crée aucune valeur pour votre entreprise, et vient parfois s’ajouter à d’autres coûts indirects : réimpression d’affichages, mise en conformité urgente, perte d’exploitation si vous devez corriger dans l’urgence, ou gestes commerciaux imposés pour calmer la situation. Autrement dit, le défaut d’affichage peut coûter bien plus qu’il n’y paraît, même quand il ne s’agit « que » d’un oubli.

Le second risque est commercial. Un client qui se sent floué peut laisser un avis négatif, demander un remboursement, contester le paiement ou déclencher une escalade. Et aujourd’hui, l’impact est immédiat : une mauvaise note sur Google, un commentaire sur les réseaux, une plainte sur une plateforme… et c’est votre réputation qui encaisse, parfois pour un problème qui aurait pu être évité en quelques lignes d’affichage claires. Le danger, c’est que le client ne retient pas forcément votre bonne foi. Il retient surtout la surprise, et la sensation d’avoir été mis devant le fait accompli.

Le troisième risque est juridique. Si le client estime avoir été trompé, la situation peut basculer vers une accusation de pratique commerciale trompeuse. À partir de ce moment-là, vous changez de dimension : on ne parle plus d’un simple désaccord, mais d’une remise en cause de votre manière de vendre. Et quand un différend prend un tournant juridique, tout devient plus compliqué : échanges formalisés, preuves à fournir, argumentaire à construire, et parfois nécessité d’être accompagné pour répondre correctement. Même si vous êtes dans votre droit, vous devez le démontrer, et cela demande du temps et de l’énergie.

Enfin, il y a un risque souvent sous-estimé : le temps perdu. Entre les échanges, les justificatifs, la gestion du conflit, le stress, et parfois l’intervention d’un avocat, un problème d’affichage peut coûter bien plus qu’une simple amende. Et c’est souvent là que le vrai coût se cache. Un litige sur un prix, ce n’est pas seulement un montant à régler. C’est une charge mentale, un dossier à suivre, des messages à traiter, des preuves à retrouver, des décisions à prendre… pendant que votre activité continue et que vos clients, eux, attendent.

👉 Un affichage de prix incomplet ou mal cadré peut provoquer un effet domino : une sanction possible, une relation client dégradée, une réputation fragilisée, et une perte de temps considérable. C’est pour cela que mieux vaut sécuriser l’affichage en amont, plutôt que d’avoir à réparer un conflit après coup.

6. Les litiges clients les plus fréquents liés aux prix

Dans les faits, les conflits naissent rarement d’un refus frontal de payer. Très peu de clients arrivent en disant « je ne paierai pas ». La plupart du temps, tout commence de manière plus insidieuse : une incompréhension, puis une frustration, et enfin un sentiment d’injustice. Et quand cette émotion s’installe, la discussion ne porte plus seulement sur le prix, mais sur la confiance. Le client ne se demande plus « combien je dois payer », il se demande « est-ce qu’on essaie de me faire payer plus que prévu ? ».

Le cas classique, c’est celui du prix que le client pense « tout compris ». Il voit un tarif affiché, il se projette, il accepte, puis il découvre des frais supplémentaires après la prestation. Un supplément de déplacement, une majoration pour une intervention urgente, des pièces ou consommables facturés en plus, une option considérée comme évidente par le professionnel… et d’un coup, le client a l’impression qu’on a changé les règles du jeu. Même si le supplément est justifié, l’absence d’information claire en amont suffit à rendre la situation explosive.

Autre cas fréquent : le prix indiqué correspond à une option « entrée de gamme », mais ce n’est pas explicitement précisé. Le client lit un prix, mais il ne comprend pas qu’il s’agit d’un niveau de prestation minimal, d’un format de base, ou d’une version standard. Résultat : lorsqu’on lui annonce que le tarif final sera plus élevé parce que son besoin nécessite une formule supérieure, il a l’impression d’avoir été attiré par un prix « vitrine ». Et c’est exactement le type de situation qui déclenche les phrases du genre « pourtant c’était marqué… ».

Il arrive aussi qu’un client prenne en photo un prix en vitrine, puis réclame ce tarif alors qu’il a été mis à jour, ou que l’étiquette n’était pas au bon endroit. Et là, votre marge de manœuvre se réduit fortement. Parce qu’une photo, dans l’esprit du client, vaut preuve. Même si le prix était affiché à proximité d’un autre produit, même si l’erreur est évidente, même si la mise à jour a été faite le lendemain, le client se sent légitime à demander l’application du tarif qu’il a capturé.

Et quand le client dispose d’une photo, l’échange devient immédiatement plus tendu. La discussion bascule très vite dans une logique de rapport de force : le client pense avoir un avantage, il se montre plus ferme, parfois plus agressif, et la situation s’envenime. C’est aussi dans ce contexte que les menaces apparaissent plus facilement : avis négatif, signalement, plainte, mise en demeure… non pas parce que le client veut réellement aller au bout, mais parce qu’il cherche à obtenir gain de cause.

👉 Ces litiges montrent une chose : ce n’est pas le prix lui-même qui crée le conflit, c’est le décalage entre le prix attendu et le prix final. Plus vous réduisez ce décalage en expliquant clairement ce qui est inclus, ce qui peut varier, et ce qui peut s’ajouter, plus vous protégez votre activité… et votre tranquillité.

7. Comment réduire le risque : les réflexes simples qui évitent 80 % des problèmes

Dans la pratique, quelques habitudes suffisent à sécuriser votre activité. Pas besoin de mettre en place une usine à gaz : ce qui fait la différence, c’est la régularité et la cohérence. La plupart des problèmes liés aux prix viennent de petits décalages accumulés avec le temps, pas d’une volonté de cacher quoi que ce soit. Et justement, en adoptant quelques réflexes simples, vous réduisez fortement les risques de contestation.

L’idée, c’est d’éviter tout « flou tarifaire ». Plus votre offre est claire, plus votre relation client est simple. Un client informé est un client qui décide plus vite, qui pose moins de questions, qui compare plus sainement, et qui accepte plus facilement le prix final. À l’inverse, quand l’offre est imprécise, chaque étape devient une zone de tension potentielle : « c’est compris ou pas ? », « c’est ce prix-là ou un autre ? », « pourquoi je paie plus que ce que j’avais vu ? ». Ce flou est le carburant des conflits.

Vous gagnez donc à formaliser vos prix dans un support unique : affichage, carte, grille tarifaire, devis, ou document de référence. Ce point est crucial, car beaucoup de litiges naissent quand plusieurs sources d’information cohabitent. Un prix en vitrine, un autre sur un panneau intérieur, un troisième donné oralement, puis une facture différente… et le client ne sait plus à quoi se fier. En regroupant vos tarifs dans un support clair et central, vous éliminez les contradictions et vous vous simplifiez la vie au quotidien.

Mais formaliser ne suffit pas : il faut aussi vérifier régulièrement la cohérence entre ce qui est affiché et ce qui est facturé. C’est souvent là que les erreurs apparaissent. Un tarif mis à jour dans votre logiciel, mais pas sur votre panneau. Une nouvelle option ajoutée, mais pas expliquée. Une remise qui a pris fin, mais dont l’affiche est restée. Ce type de détail peut sembler banal, mais en cas de contestation, c’est exactement ce qui vous fragilise. Une simple routine de vérification peut éviter beaucoup de problèmes : un tour rapide de vos affichages, de vos étiquettes, de votre carte, et de vos supports de communication.

Un autre point essentiel, c’est d’annoncer à l’avance les suppléments possibles. Même si le montant exact ne peut pas être déterminé immédiatement, préciser qu’il peut y avoir un coût additionnel dans certains cas évite une sensation de surprise. Et c’est la surprise qui déclenche la frustration. Par exemple, si le client sait dès le départ que certaines situations entraînent un supplément (urgence, déplacement, contraintes techniques, options spécifiques), il n’a pas l’impression qu’on invente un tarif « au dernier moment ». Il comprend que le prix final dépend de conditions objectives, et il accepte beaucoup plus facilement.

Enfin, pour toutes les prestations qui dépassent un certain montant, le devis devient votre meilleur allié. C’est à la fois un outil commercial et un outil de protection. Commercialement, il rassure : il montre que vous êtes structuré, transparent, sérieux. Et sur le plan de la sécurité, il fixe un cadre clair : ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas, le prix, les conditions, les délais, et parfois les modalités de règlement. En cas de discussion, le devis est une preuve simple, lisible, et très difficile à contester si tout est bien détaillé.

👉 Sécuriser votre politique de prix repose souvent sur trois leviers : rendre l’information accessible, éviter les incohérences, et éliminer les surprises. Plus vous verrouillez ces points, plus vous gagnez en sérénité, en crédibilité… et en temps.

8. Quelles assurances sont utiles si un problème survient ?

Même avec une organisation impeccable, personne n’est à l’abri d’une erreur humaine, d’un malentendu, d’un client agressif ou d’une contestation. Vous pouvez avoir des affichages propres, des tarifs actualisés, une équipe formée… et malgré tout, une situation peut déraper. Un oubli, une phrase mal comprise, une option non évoquée, un client de mauvaise foi, ou simplement une tension au moment du règlement : il suffit parfois d’un détail pour transformer une vente ordinaire en conflit.

C’est ici que les assurances professionnelles prennent tout leur sens. Elles ne remplacent pas la conformité, mais elles peuvent éviter que le problème devienne une catastrophe financière. L’idée n’est pas de vous dire « ce n’est pas grave si vous n’êtes pas carré ». Au contraire : plus vous êtes rigoureux, moins vous aurez besoin de les activer. Mais quand un incident survient, elles peuvent faire la différence entre un désagrément gérable et un dossier qui vous coûte cher, en argent comme en énergie.

RC Pro : indispensable si un client vous réclame des dommages

La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) intervient lorsqu’un client estime avoir subi un préjudice du fait de votre activité. C’est une logique simple : si, dans le cadre de votre prestation, le client considère qu’il a été lésé, et qu’il demande réparation, votre responsabilité peut être engagée. Et dans certains cas, la demande dépasse largement le simple « remboursement ». On peut vous reprocher une mauvaise information, une erreur de conseil, une facturation contestée, ou une prestation jugée non conforme aux attentes.

L’exemple typique, c’est un client qui conteste votre facturation, considère que vous l’avez mal informé, et demande un dédommagement au-delà d’un simple remboursement. Cela peut arriver si le prix final est plus élevé que prévu, si une option est facturée alors qu’il pensait qu’elle était incluse, ou s’il estime que le montant réglé lui a causé un préjudice. Même si vous êtes de bonne foi, une réclamation formalisée peut exister, et dans certains cas elle peut aller très vite : courrier, mise en demeure, menaces de plainte, tentative de médiation, voire assignation.

La RC Pro peut couvrir les conséquences financières liées à un dommage causé à un tiers, selon les garanties prévues au contrat. Autrement dit, si votre responsabilité est retenue dans le cadre de votre activité professionnelle, elle peut vous éviter de payer seul le coût d’une indemnisation. C’est particulièrement utile quand le litige prend une ampleur disproportionnée par rapport au montant initial de la prestation.

La protection juridique : votre bouclier en cas de litige ou de contrôle

C’est l’assurance souvent oubliée… alors que c’est celle qui sert le plus souvent dans les conflits du quotidien. Beaucoup de professionnels pensent qu’ils n’en auront jamais besoin, jusqu’au jour où ils font face à un client déterminé, à une situation qui s’envenime, ou à une administration qui demande des explications. Et dans ces moments-là, on se rend compte d’une chose : ce n’est pas tant le problème de départ qui coûte cher, c’est la manière de le gérer.

Si un client menace de porter plainte, si vous recevez une mise en demeure, si vous devez vous défendre, ou même si vous avez besoin d’un avis juridique avant de répondre, la protection juridique peut vous accompagner. Elle joue un rôle très concret : vous n’êtes plus seul face au conflit. Vous pouvez obtenir des conseils, être guidé sur la stratégie à adopter, et éviter les erreurs classiques comme répondre trop vite, dire une phrase maladroite, ou accepter un compromis qui vous met en tort.

Elle peut prendre en charge les frais de procédure, d’expertise, et parfois les honoraires d’avocat, selon votre contrat. Et c’est là que l’intérêt devient évident : dès qu’un litige se formalise, les coûts montent vite. Un simple courrier d’avocat, une expertise contradictoire, une tentative de résolution encadrée, et vous vous retrouvez avec des frais imprévus. La protection juridique vous permet de défendre votre position sans avoir à choisir entre « céder » et « payer cher pour vous défendre ».

👉 Elle vous évite de gérer seul une situation stressante où chaque mot peut compter. Parce qu’un litige lié au prix, ce n’est pas seulement une question d’euros. C’est une question de posture, de preuve, de communication, et de stratégie. Et quand on est pris dans le quotidien de son activité, disposer d’un accompagnement juridique solide devient un vrai levier de sérénité.

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