1. Quels sont les métiers concernés par l’assurance artisan ?
L’artisanat regroupe de nombreuses professions fondées sur un savoir-faire technique, la maîtrise de gestes professionnels et, dans de nombreux cas, l’utilisation de matériels, de machines ou de matières premières. Chaque métier présente des risques spécifiques qui doivent être pris en compte lors du choix de votre assurance professionnelle.
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Métiers de bouche :
boucher, boulanger, charcutier, chocolatier, crémier, épicier, fromager, pâtissier, poissonnier, primeur, torréfacteur, traiteur…
Ces professionnels doivent notamment anticiper les risques liés aux denrées alimentaires, au matériel de production, aux chambres froides et à l’accueil du public.
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BTP :
charpentier, couvreur, électricien, maçon, menuisier d’intérieur, peintre d’intérieur, plâtrier, staffeur, stucateur, plombier, serrurier, terrassier, vitrier…
Selon la nature des travaux réalisés et leur qualité d’intervenant, ces artisans peuvent être soumis à une obligation d’assurance de responsabilité décennale.
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Artisanat du bois :
décorateur sur meuble, doreur, encadreur, ébéniste, luthier, peintre sur mobilier, restaurateur de meubles…
Une assurance adaptée peut couvrir les dommages subis par les machines, les outils, les matériaux et les objets confiés par les clients, selon les garanties souscrites.
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Artisanat du métal :
apprêteur, coutelier, ferronnier, forgeron, joaillier, restaurateur d’objets en métal, tourneur sur métal…
Ces activités peuvent exposer l’entreprise à des risques d’incendie, de blessure, de détérioration de biens ou de vol.
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Textile et cuir :
blanchisseur, teinturier, boutonnier, brodeur, chapelier, cordonnier, corsetier, couturier, dentellier, ennoblisseur textile, feutrier, gantier, maroquinier, modéliste, modiste, passementier, peintre sur tissu, perruquier, plumassier, relieur, restaurateur de textiles, sellier, sérigraphe, tailleur, tapissier décorateur, tisserand…
L’assurance peut notamment couvrir les équipements, les stocks et les articles confiés, sous réserve des conditions et exclusions du contrat.
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Métiers d’art :
calligraphe, canneur-rempailleur, céramiste, coloriste, décorateur sur céramique, dessinateur, enlumineur, fresquiste, horloger, illustrateur, laqueur, lunetier, mosaïste, mouleur, peintre en décor, peintre en lettres, potier, restaurateur d’objets en céramique, restaurateur de documents graphiques et imprimés, restaurateur de peintures ou de photographies, santonnier, sculpteur, graveur…
La valeur des œuvres, des matériaux et des biens confiés doit être précisément évaluée.
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Fabrication artisanale :
fabrication de figurines, de luminaires, de maquettes, de marionnettes, de papier, de papier peint, de tapis ou de tapisseries…
Les besoins de couverture dépendent notamment des procédés de fabrication et de la valeur du stock.
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Imprimerie et arts graphiques :
imprimeur, sérigraphe, graveur…
Ces professionnels utilisent souvent des machines coûteuses et peuvent être exposés à des erreurs d’impression, à des retards ou à des dommages causés aux supports confiés.
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Réparation :
appareils électroménagers, articles de sport, chaussures et articles en cuir, cycles, équipements électriques, équipements pour la maison et le jardin, instruments de musique, matériels électroniques et optiques, meubles et équipements du foyer, produits électroniques, reproduction de clés et gravure…
L’assurance doit notamment tenir compte des biens confiés par les clients et des dommages susceptibles de survenir pendant les interventions.
2. Quelle assurance professionnelle choisir pour un artisan ?
Les garanties à privilégier dépendent de votre métier, de vos obligations légales et de la manière dont vous exercez votre activité. Un artisan travaillant exclusivement chez ses clients n’a pas les mêmes besoins qu’un professionnel disposant d’un atelier, d’un magasin ou d’un stock important.
| Besoin à couvrir |
Assurance ou garantie à envisager |
| Dommages causés à un client ou à un tiers |
Responsabilité civile professionnelle |
| Travaux relevant de la responsabilité décennale |
Assurance de responsabilité décennale, lorsqu’elle est obligatoire ou adaptée à l’activité |
| Local, atelier, matériel ou stock |
Assurance multirisque professionnelle |
| Interruption de l’activité après un sinistre |
Garantie pertes d’exploitation |
| Litige avec un client, un fournisseur ou un bailleur |
Protection juridique professionnelle |
| Attaque informatique ou atteinte aux données |
Assurance cyber-risques |
L’assurance responsabilité civile professionnelle pour artisan
La responsabilité civile professionnelle, également appelée RC Pro, couvre, dans les limites, conditions, exclusions et plafonds prévus par le contrat, les conséquences financières des dommages causés à des tiers dans le cadre de l’activité assurée.
Votre responsabilité peut notamment être engagée à la suite d’une erreur, d’une omission, d’une négligence, d’un manquement à une obligation de conseil ou d’un incident survenu pendant l’exécution d’une prestation.
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Elle peut vous protéger en cas de dommage corporel causé à un client, à un fournisseur ou à un autre tiers dans le cadre de votre activité.
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Elle peut couvrir les dommages matériels, par exemple lorsqu’un bien appartenant à un client est accidentellement détérioré pendant une intervention, sous réserve des garanties et exclusions applicables.
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Elle peut également couvrir certains dommages immatériels, consécutifs ou non consécutifs à un dommage garanti, selon les dispositions du contrat.
Attention : les dommages causés aux biens confiés, aux biens travaillés ou aux biens faisant directement l’objet de votre prestation ne sont pas automatiquement couverts. Leur prise en charge dépend des garanties souscrites et des exclusions contractuelles.
Exemple de sinistre susceptible d’être couvert par une RC Pro artisan
Vous intervenez chez un client et endommagez accidentellement un meuble qui ne fait pas directement l’objet de votre prestation. Si votre responsabilité est engagée et que le sinistre entre dans le champ des garanties du contrat, votre RC Pro peut prendre en charge l’indemnisation du dommage, après application de la franchise et dans la limite du plafond de garantie.
La RC Pro constitue donc une protection centrale, mais elle ne couvre pas automatiquement vos propres locaux, votre matériel ou votre stock.
L’assurance de responsabilité décennale
L’assurance de responsabilité décennale concerne les artisans du bâtiment et, plus largement, les constructeurs soumis à cette obligation d’assurance dans les conditions prévues par le Code des assurances.
La responsabilité décennale prévue par les articles 1792 et suivants du Code civil concerne notamment les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui, l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou d’équipement, le rendent impropre à sa destination.
Cette responsabilité peut être engagée pendant dix ans à compter de la réception des travaux.
Les constructeurs soumis à l’obligation d’assurance prévue par l’article L. 241-1 du Code des assurances doivent être couverts dès l’ouverture du chantier pour les travaux relevant de cette obligation. Il est également essentiel de vérifier que les activités déclarées au contrat correspondent exactement aux travaux effectivement réalisés.
Les professionnels soumis à l’obligation d’assurance décennale doivent justifier de leur couverture dans les conditions prévues par l’article L. 243-2 du Code des assurances. Les attestations d’assurance doivent notamment être jointes aux devis et factures lorsqu’ils concernent des travaux relevant de cette obligation.
Attention : un sous-traitant n’est pas, en cette seule qualité, soumis à l’obligation légale d’assurance décennale applicable aux constructeurs liés au maître d’ouvrage. Il peut néanmoins engager sa responsabilité et être tenu contractuellement de disposer d’une assurance adaptée.
La garantie de bon fonctionnement
La garantie de bon fonctionnement, prévue à l’article 1792-3 du Code civil, concerne les éléments d’équipement de l’ouvrage relevant de son champ d’application. Elle s’applique pendant une durée minimale de deux ans à compter de la réception des travaux. Son application dépend notamment de la nature de l’équipement et de son rattachement à un ouvrage.
Elle ne doit pas être confondue avec la responsabilité décennale, qui concerne des dommages d’une autre nature et répond à des conditions distinctes.
La qualification de l’équipement et la nature des travaux sont déterminantes. En particulier, les équipements installés en remplacement ou par adjonction sur un ouvrage existant, lorsqu’ils ne constituent pas eux-mêmes un ouvrage, ne relèvent pas nécessairement des garanties légales des constructeurs. Les désordres peuvent alors relever de la responsabilité contractuelle de droit commun.
Qui peut être couvert par l’assurance artisan ?
L’assurance professionnelle protège l’entreprise assurée dans le cadre des activités déclarées au contrat. Selon les garanties souscrites et les dispositions contractuelles, la qualité d’assuré peut notamment s’étendre aux personnes participant à l’activité.
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Vous-même, que vous exerciez en entreprise individuelle, sous le régime de la micro-entreprise ou en société, selon la définition des assurés prévue au contrat.
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Vos salariés, lorsqu’ils agissent dans le cadre de leurs fonctions professionnelles, dans les conditions prévues par le contrat.
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Vos apprentis et vos stagiaires, sous réserve des conditions prévues par le contrat.
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Certaines personnes apportant une aide ponctuelle, uniquement lorsque le contrat le prévoit expressément.
Vous devez vérifier la définition contractuelle des assurés, les activités garanties et les éventuelles exclusions avant de souscrire.
Cette couverture de responsabilité civile ne doit pas être confondue avec la protection sociale des salariés, des apprentis ou des stagiaires, notamment en matière d’accidents du travail.
3. Comment protéger votre local, votre matériel et votre stock ?
Une assurance multirisque professionnelle peut protéger votre local, votre atelier, vos machines, vos outils, vos matières premières et votre stock contre différents événements prévus par le contrat.
Selon les garanties souscrites, elle peut notamment intervenir à la suite :
- ● d’un incendie ou d’une explosion ;
- ● d’un dégât des eaux ;
- ● d’un vol ou d’une tentative de vol ;
- ● d’un acte de vandalisme ;
- ● d’un dommage électrique ;
- ● d’un bris de machine ;
- ● d’un événement climatique garanti ;
- ● d’une catastrophe naturelle reconnue par arrêté interministériel, dans les conditions du régime légal applicable.
La prise en charge des catastrophes naturelles dépend notamment de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, du champ d’application du régime légal et des biens assurés.
Exemple de sinistre dans un atelier
Une fuite d’eau endommage vos machines et une partie de vos matières premières. Selon les garanties prévues au contrat, la multirisque professionnelle peut prendre en charge la réparation ou le remplacement des biens détériorés, sous réserve des franchises, plafonds, exclusions et éventuelles règles d’indemnisation applicables.
Pour bénéficier d’une couverture adaptée, vous devez déclarer avec précision la valeur de votre matériel, de votre stock et des éventuels biens qui vous sont confiés.
La garantie pertes d’exploitation
Un sinistre important peut vous obliger à interrompre temporairement votre activité. Pendant cette période, votre chiffre d’affaires peut diminuer alors que certaines charges continuent d’être dues.
La garantie pertes d’exploitation peut compenser, selon les conditions du contrat, une perte de marge brute consécutive à une interruption ou à une réduction d’activité résultant d’un sinistre matériel garanti.
Elle peut également prévoir la prise en charge de certains frais supplémentaires engagés pour maintenir ou reprendre l’activité, dans les limites, franchises, plafonds et périodes d’indemnisation prévus par le contrat.
En principe, cette garantie est liée à la survenance d’un dommage matériel couvert par le contrat. Certaines extensions peuvent toutefois prévoir une indemnisation dans d’autres situations, selon leurs conditions spécifiques.
L’assurance cyber-risques
Une assurance cyber-risques peut être pertinente si vous utilisez un logiciel de gestion, conservez des données clients, acceptez des paiements en ligne ou exploitez un site de vente.
Elle peut notamment prévoir une assistance en cas d’attaque informatique, de destruction, d’altération ou de perte de données, d’interruption des systèmes ou d’atteinte aux données à caractère personnel, dans les limites fixées par le contrat.
4. Comment choisir votre assurance artisan ?
Pour sélectionner une couverture adaptée, vous pouvez suivre cinq étapes.
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1. Identifiez vos obligations légales.
Vérifiez si votre activité impose la souscription d’une assurance spécifique, notamment une assurance de responsabilité décennale.
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2. Recensez vos principaux risques.
Tenez compte des dommages que vous pourriez causer, mais aussi des risques pesant sur vos locaux, vos outils, vos machines et votre stock.
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3. Évaluez la valeur de vos biens.
Une sous-évaluation de votre matériel ou de vos marchandises peut réduire le montant de votre indemnisation, notamment lorsque le contrat prévoit une règle proportionnelle de capitaux. Cette règle doit être distinguée de la règle proportionnelle de prime, susceptible de s’appliquer dans certaines situations de déclaration inexacte du risque.
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4. Comparez les plafonds, les franchises et les exclusions.
Le tarif ne doit pas être votre seul critère de choix.
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5. Vérifiez les activités déclarées.
Les prestations réellement exercées doivent correspondre aux activités mentionnées dans le contrat.
5. Combien coûte une assurance professionnelle pour artisan ?
Le prix d’une assurance professionnelle pour artisan dépend de votre activité, de votre niveau d’exposition aux risques et des garanties choisies. Il n’existe donc pas de tarif unique applicable à l’ensemble des artisans.
Les principaux critères susceptibles d’être pris en compte sont les suivants :
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La nature de votre activité :
les risques d’un artisan d’art, d’un boulanger et d’un professionnel du bâtiment sont différents.
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Votre chiffre d’affaires :
il permet notamment d’évaluer le volume de votre activité et votre niveau d’exposition.
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Votre effectif :
le nombre de salariés, d’apprentis ou de collaborateurs peut influencer la tarification.
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La localisation et la superficie de vos locaux :
certains risques dépendent de l’emplacement, des caractéristiques du bâtiment et des moyens de protection installés.
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La valeur de votre matériel et de votre stock :
plus les montants à assurer sont élevés, plus la cotisation peut augmenter.
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Votre historique de sinistres :
les sinistres antérieurs peuvent être pris en compte par l’assureur.
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Le montant des plafonds et des franchises :
une franchise plus faible peut entraîner une cotisation plus élevée.
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Les garanties complémentaires :
pertes d’exploitation, protection juridique, bris de machine, cyber-risques ou couverture des biens transportés peuvent modifier le coût total.
Pour obtenir une estimation pertinente, vous devez comparer des contrats présentant des niveaux de garantie équivalents. Une assurance moins chère peut prévoir des plafonds plus faibles, des franchises plus élevées ou davantage d’exclusions.
6. FAQ
L’assurance RC Pro est-elle obligatoire pour un artisan ?
La responsabilité civile professionnelle n’est pas obligatoire pour tous les artisans. En revanche, certaines professions réglementées ou certaines activités peuvent être soumises à une obligation d’assurance spécifique.
Les professionnels du bâtiment peuvent notamment être tenus de souscrire une assurance de responsabilité décennale lorsqu’ils entrent dans le champ de cette obligation légale.
Même lorsqu’elle est facultative, la RC Pro reste fortement recommandée, car une erreur ou un dommage causé à un tiers peut engager votre responsabilité et fragiliser votre entreprise.
Quelle est la différence entre une RC Pro et une multirisque professionnelle ?
La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) a pour objet de garantir, dans les conditions et limites prévues au contrat, les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile de l’assuré à raison des dommages causés à des tiers dans le cadre des activités déclarées et garanties. La multirisque professionnelle protège principalement vos propres biens, comme vos locaux, votre matériel ou votre stock, contre les événements prévus au contrat.
Selon les contrats, une assurance multirisque professionnelle peut également inclure une garantie de responsabilité civile professionnelle.
Un micro-entrepreneur artisan doit-il souscrire une assurance professionnelle ?
Le régime de la micro-entreprise ne dispense pas des obligations d’assurance liées à l’activité exercée. Un micro-entrepreneur du bâtiment peut, par exemple, être soumis à une obligation d’assurance de responsabilité décennale.
Lorsque l’assurance n’est pas obligatoire, une RC Pro ou une multirisque professionnelle peut néanmoins être utile pour protéger l’activité.
La RC Pro couvre-t-elle les sous-traitants ?
Pas automatiquement. Les sous-traitants demeurent en principe responsables de leurs propres prestations et doivent disposer des assurances légalement ou contractuellement requises pour leur activité.
Un sous-traitant n’est pas, en cette seule qualité, soumis à l’obligation légale d’assurance décennale applicable aux constructeurs liés au maître d’ouvrage. Il peut néanmoins voir sa responsabilité engagée et être tenu contractuellement de justifier d’une assurance adaptée à ses interventions.
Votre contrat peut prévoir certaines garanties en lien avec la sous-traitance ou couvrir votre responsabilité en qualité de donneur d’ordre dans des situations déterminées. Vous devez donc vérifier précisément la définition des assurés, les activités couvertes et les conditions applicables.
Votre contrat d’assurance habitation ne couvre pas nécessairement les locaux, le matériel, le stock ou la responsabilité liés à votre activité professionnelle.
Vous devez déclarer l’exercice de votre activité à votre assureur et vérifier si une extension de garantie ou une assurance professionnelle distincte est nécessaire.
Quel est le prix moyen d’une assurance artisan ?
Il n’existe pas de prix moyen pertinent pour l’ensemble des artisans. Le tarif varie fortement selon le métier exercé, le chiffre d’affaires, les garanties, les plafonds, les franchises, la valeur des biens assurés et les antécédents de sinistres.
Un devis personnalisé permet d’obtenir une estimation correspondant à votre situation et aux caractéristiques précises de votre activité.